Tuesday, April 01, 2008

My Milano – 2 – WTF ?

Pour ma dernière semaine ici avant les quelques jours chez mon cousin au bord du magnifique lac majeur (je vous montrerai ça en rentrant) j’ai cherché (pas trop parce qu’il faudrait pas se fatiguer quand même) un nouveau thème pour la suite de ma présentation de Milan. Eh bien il ne m’a pas fallu longtemps pour le trouver : un peu partout où on va à Milan y’a forcément un moment où on se dit « What the fuck ? » - en français je traduirai ça plutôt par un geste : les deux mains vers le ciel et les yeux écarquillés. WTF ?

Alors je commence par une affiche sur le chemin de la gare (oui parce que je n’habite pas Milan-même faut pas pousser, y’a que Coco la newyorkaise shooté au Vogue coréen pour habiter à Brera – j’en reparlerai…). En ce moment c’est les élections en Italie (encore ? ben ouais… vous vous souvenez la quatrième république chez nous ben c’est pareil ici). Parmi les favoris y’a Veltroni, de la gauche (le Parti Démocrate – vous ferez l’acronyme tout seuls), et évidemment l’indécrottable Berlumachin. Mais y’ aussi la délicieuse raffinée et si appréciée extrême droite. Visez un peu…


En traduction ça donne : « Eux n’ont pas pu mettre des lois à l’immigration et maintenant ils vivent dans des réserves. Pensez-y ! » Et là mamie avale son dentier devant Facebook, papy s’étrangle sur sa soupe aux OGM et Hanaé retourne à la G.U.: « Zut, j’ai pas tout compris alors ?» Ben si si, t’as bien compris, c’est eux qui font n’imp’ ! Et, passant sur les erreurs démographico-historico-politico-contextuelles que cela suppose, Pascal se dit simplement : «What the Fuck ?». Allez je vous la remets rien que pour le plaisir….

La suite promis est bien plus politiquement correcte. Alors toujours sur la route de la gare (la gare c’est loin), un bar. A priori pas de quoi avoir peur, il peut pas arriver grand-chose dans un bar. Je m’assois (parce que c’est vraiment loin la gare) et vlan :

WTF ? Qui a eu un jour, quelque part entre 1957 et 1963 l’idée de superposer ces deux nappes ? Comment un soir la patronne du bar a décidé d’associer ces deux tissus ? - mystère étrange du design d’intérieur d’un bar lombard.

Bon finalement j’arrive à Milan. Dans le train, à part mater des beaux mecs en costard j’avoue y’a pas de trop what-will-i-fuck en vue. En ville sur le long chemin de la bibli (et après ça, qui dit que je fais pas de sport !) y’a plein de magasins et autres locali : pas trop loin de Via Dante on peut passer à côté d’un bar au nom évocateur pour moi et là je me fais mon petit WTF personnel :


Le fameux « Mister X », « Mr. Big », « Invité mystère de ‘Ca se discute’ » se serait reconverti ? En tout cas je lève les yeux au ciel en chantonnant le générique de Sex&TheCity et je continue.
Un peu plus loin, juste à côté d’un grand hôtel particulier du XVIIIe siècle, le palazzo Cusani se cache une bijouterie devant laquelle je suis passé ce matin par hasard. Son nom ?

Non mais alors là je comprends pas. Moi je pensais que la pierre en question n’existait que dans les comics de Superman et surtout, bordel, que ça s’écrivait Kryptonite !! Pourquoi avoir choisi un nom comme ça ? D’où vient cette orthographe ? Et surtout est-ce que vous vendez des pierres vertes qui pulsent et qui font mal à mon pal?

Bon mais tout ça, me diront les plus urbanistes d’entre mes amis, ça n’a pas grand-chose à voir avec Milan-même. Certes. Alors passons aux monuments. J’ai pas encore parlé du château: le-castello-sforzesco-commencé-par-les-Visconti-fini-par-les-Sforza-d-où-son-nom-y-a-residé-entre-autre-Leonard-de-Vinci-c-est-l-autre-joyaux-de-la-ville-après-le-dôme-sans-traces-de-dents-de-jap’-celui-là-parcequ’il-fait-pas-envie-a-voir.
Dans un coin du château, près de la porte qui donne sur le Piccolo Teatro se trouve une vieille ruine, une ancienne tourelle, visiblement, qui est totalement envahie de chats. Le temps de prendre la photo huit me sont passés devant (beurk). Mais que font-ils là ? Jusqu’à l’an dernier y’avait une pancarte avec les explications : à un moment au milieu des années 90 l’entreprise Whiskas a eu l’idée d’utiliser ce coin du château pour une expérimentation : les chats de cette Torretta dei gatti étaient livrés à eux-même simplement nourris par des boites de whiskas à volonté. Non, mais what the fuck ? Depuis quand on fait des tests sur l’autogestion des colonies de chats ? Et pourquoi diable Whiskas s’est amusé à nourrir ces machins-là au fin fond d’une cour milanaise qui maintenant pue la pisse ? Et y’en a partout des chats au castello sforzesco, heureusement qu’ils passent pas les douves sinon ce serait l’invasion…. Définitivement hallucinant !


Pour finir un peu d’histoire. En tant que bonne vieille ville médiévale Milan a plein de restes de fortifications, en particulier des Portes, anciennes entrées dans l’enceinte de la cité. La plupart d’entre elles ont les noms de lieux géographiques (Porta Ticinese, du fleuve Tessin) ou historiques (Porta Garibaldi, ben, de Garibaldi) et y’a Porta Vittoria. Bon « Porte de la Victoire » ça va. Sauf qu’avant cette demoiselle s’appelait Porta Tosa. Et là le WTF approche. « Tosa » ça peut venir soit du dialecte milanais qui veut dire « jeune fille » soit de « Tonsa » qui veut dire rasée, tondue. Dans les deux cas ça marche avec la légende, accrochez-vous : il paraît qu’en 1162 quand les soldats de Barberousse sont arrivés, une jeune milanaise au métier relativement évident est montée sur la porte, a soulevé ses jupes et s’est montrée entrain de se raser la motte !!!!!

What

The

Fuck ?

Alors bon les soldats de Barberousse étaient quand même pas réputés pour être les plus pédés de tous, alors pourquoi diantre a-t-elle voulu leur faire peur avec sa chatte à demi-rasée ?


Evidemment les Milanais se sont empressés de faire un bas-relief sur la porte en question, maintenant précieusement (maté) gardé au musée. Et histoire d’être bien sûr ils en ont fait des gravures aussi… Le plus grand what-the-fuck historique !

Ah oui, faut bien que parle de chaussure, ben mon WTF aujourd’hui était sur ces horribles chaussures à pointes avec démarche en canard. On se rend pas bien compte, mais en mouvement c’était pire que les babouches d’Aladdin portées par le Roi Lion.


A bientôt les p’tits loups !

Monday, March 31, 2008

I "heart" Italian Shoes

‘A y est ! J’ai craqué ! Et deux d’un coup, histoire de rattraper le retard. Deux paires de chaussures : elles étaient en promo alors bon c’est pas si grave, hein ? Et puis quand on arrive en Italie, un peu partout (enfin je veux dire dans chaque magasin de chaussures) on trouve un mignon petit logo sur les étiquettes, deux talons aiguilles rouges qui font un cœur « I love Italian shoes ». Alors comment résister ?
La première paire est or/cuivre, avec plein de matières, de motifs, de textures différentes. Je manquais d’une paire de sneakers dans les teintes brunes alors j’ai pas à peine hésité. L’autre paire est noire, semi brillante et semi mate, moitié vinyle moitié tissu à monogramme, avec, de coté, des bandes de couleurs, et la (sous)marque. Toute ressemblance avec la célèbre marque en G revampée par Tom Ford ne serait que fortuite, bien évidemment. Bon promis bientôt je vous parle à nouveau de Milan…

Wednesday, March 26, 2008

My Milano

Bon d’accord je fais une petite entorse au règlement auto-imposé et je ne vais pas parler que de chaussures cette fois… d’abord parce que des chaussures, ben justement, j’en n’ai pas achetées pour l’instant (après trois semaines italiennes, c’est fort !), et puis ensuite parce que j’ai envie, voilà tout, de parler de Milan.

Bon j’ai pas acheté de chaussures mais ça ne m’empêche pas de plonger à fond dans la mode et l’ambiance post-fashionweek de la città.
Il fait beau en ce moment à Milan et à la sortie des bibliothèques (pour plus d’information sur la rigidité des bibliothécaires cf mon état d’hystérie tous les soirs), je m’arme de mon appareil et clic clic je rivalise avec les touristes japonaises et j’arpente la ville : mon motto ? Rendre Milan belle… Pas évident, mais je savoure ce que tous les peintres, photographes, cinéastes doivent ressentir constamment et que je découvre: voir les choses à travers un rectangle… C’est assez agréable, on voit le monde légèrement juste un petit peu plus beau.

Et me voilà donc sortant de la magnifique bibliothèque de Brera (pas moyen de faire des photos à l’intérieur, zut, mais imaginez qu’elle est là depuis des siècles avec son stock de plafonds peints, de coursives en bois qui craque, de lustres immenses – aux ampoules économiques tout de même parce que 56 ampoules par lustre ça consomme mine de rien – etc.), et tout naturellement je me retrouve après quelques pas Via della Spiga.
Via della Spiga c’est la rue des boutiques de luxe. C’est a peu près une des dernières rues mignonnes et typiques de Milan, sublimée par les brands qui s’affichent plus ou moins discrètement : bon alors Tiffany pas de problème, classe comme toujours, Chopard, pas mal non plus, MiuMiu j’adooore - la petit sœur de Prada est aussi visionnaire que son aînée mais tellement plus fun - et puis au bout de Via della Spiga on peut même se faire coiffer : « Barbiere DG… »
« - DG ? »
Oui oui, un coiffeur spécialisé Dolce & Gabbana ! ça c’est Milan (même si je ne répéterai pas mes réserves sur D&G). Via della Spiga c’est un autre monde où on voit des adolescents de 14 ans sortir des boutiques chargés de shopping bags de toutes les grandes marques, où on sait plus très bien quelle langue on doit parler (russe et arabe sont les bienvenus), où on se croit dans les pages de Vogue.





Le problème avec Via della Spiga c’est que 1) on se sent moche quand on en sort parce qu’on n’est pas un mannequin de Vogue, mais surtout 2) quand on en sort justement on arrive sur une grande artère pas belle et bruyante, avec partout des pubs de Berlusconi et son Partito della Libertà (non mais j’hallucine !)... Alors faut faire quelques pas encore, croiser une vieille dame qui prouve qu’il n’y a pas d’âge et pas de marque pour être smart, et se retrouver Piazza San Babila.

Ici c’est le dernier bastion un peu trendy avant la ruée vers le Dôme. Juste au coin de la place y’a mon magasin favori, que certains d’entre vous connaissent ;-), le magasin d’Elio Fiorucci, « Love Therapy » . A côté de « Love Therapy », Dolce et Gabbana c’est Martin Luther en pleine Réforme. Ici, c’est fluo, flashy, trash, punk, glam, et tous les autres monosyllabes que Vanity Fair utilise, c’est le règne du nain de jardin hors-mode (y’avait quelques années le nain de jardin à la mode, mais celui-là est dépassé – ici le nain est éternel). En plus, juste à côté y’a la même boutique mais pour enfants, qui bizarrement a l’air plus soft…



Après quelques pas encore voilà une boutique qui vient de se déplacer (avant elle était dans une petite galerie à deux minutes) consacrée à Hello Kitty : la mode en ce moment ? Le bijoux en forme de pièce montée !
Bref attention les yeux : je pense que sur 100m² on vend 80% de la production de denim rose de l’Union Européenne.


En tout cas après tout ça, pas le choix, c’est direction le Dôme : pour ceux qui connaissent pas c’est un immense gâteau de marbre meringué rose et blanc (y’a même des traces de dents de japonais qui ont essayé de le manger, y sont cons parfois les japonais…). Alors pour le rendre beau, puisque c’est ma devise aujourd’hui, autant attendre la tombée du soir. Quand la Madone au sommet s’allume c’est plus mignon, ça donne une impression de phare dans la nuit. La Madonnina c’est le symbole de Milan – ce que la Ciccone est au monde gay en somme : elle les guide, elle les faits se sentir à la maison, elle est assaillie par les pigeons et elle est toute mouillée la moitié de l’année (sorry).


Enfin bref, autour du dôme y’a d’autres horreurs qu’il vaut mieux voir la nuit : la Galerie Vittorio Emmanuele, par exemple. Je sais pas bien de quand elle date, mais j’imagine que c’est XIXe vue la grandiloquence vomitive de la chose.


Là aussi on a du luxe et du lourd. Un peu trop peut-être. Sauf que c’est là que se trouve le café Gucci (oui oui on peut prendre un thé chez Gucci à Milan), et ça j’adoore !


Par contre ce que j’aime à Milan c’est la Piazza Mercanti : c’est une petite place d’origine médiévale, elle est là depuis longtemps, elle est calme et puissante à la fois.
Chacun de ses côtés date d’une époque différente (enfin je crois :-s), et puis y’a un buste caché, en haut d’un escalier. Un môssieur tout vert, avec la barbe noircie par le temps, un monsieur que de loin on dirait Molière mais quand on s’approche on voit ses grands yeux mélancoliques et sa bouche pincée qui cache bien tous les traits d’humours qui devait faire. Une plaque dit qu’il a été enseignant ici. Il a dû monter ces marches tous les jours ou presque, se remémorant la leçon en latin ou grec qu’il ferait. Je l’aime bien. Il me donne l’impression d’aller rendre visite à un parent âgé, pour un peu je me mettrais à lui parler ! C’est con… J’aime bien ce monsieur du XVIIe siècle qui regarde la ville depuis un petit coin tranquille, et qui doit bien se demander pourquoi un étudiant français portant une casquette à piercing (j’en reparlerai un de ces quatre) le mitraille de photos. Faut dire que la plaque dit qu’il s’appelle Carlo Maria Maggi, le « môssieur tout vert » dont parlera ma thèse…
Voilà pour ce qui est de la Milan « belle », comme je la vois à chaque fois que j’y passe pour quelques heures ou quelques semaines ! Enfin Milan c’est aussi l’accumulation obscène de scooters, vespas et motos, le bruit des trams, et surtout surtout les effluves (non Mélikah pas des japonais voyons) de la pollution.

Milan c’est peut-être beau mais dieu que ça pue !

Tuesday, February 19, 2008

Sitôt dit sitôt fait...

C'est vrai que mes chaussures dorées ne sont pas encore sur ce blog....un manque à combler urgemment !

Je les ai achetées il y a un petit moment déjà (soldes d'hiver de l'an dernier)... Le spectre de Confession on a dance floor de Madonna planait encore sur les pistes et dans les magasins de chaussures et du coup j'ai craqué pour ces divines baskets dorées (Bershka, 43), qui m'ont fait passer l'été en imaginant que je sortais d'un clip neo-disco-glam de la Madonne ! Contrairement à ce que l'on pense, elles vont avec vraiment beaucoup de choses (trench et écharpe à grosses mailles l'hiver ; jean et chemise flashy l'été, avec le petit plus, le sac shopping doré de chez DOM)
Et puis elles rendent mes pieds si petits, si menus....

Et si aujourd'hui elles vont avec mon titre de 'fée' (http://mariage-helene-francois.blogspot.com/2008/02/veni-vidi-vici.html), je suis grave pour !!!

Thursday, February 14, 2008

Charles' Sneakers


F**k ! F**k ! F**k !
J'ai craqué ! J'ai tenu pendant tout le mois de soldes et je me fais avoir, bêtement, la dernière semaine. J'était tout fier de ne pas avoir acheté de nouvelles paires de chaussures pendant les soldes d"hiver et paf ! katrina, je suis tombé aujourd'hui sur cette charmante paire de sneakers imprimées Prince de Galles avec des finitions noires, mates et brillantes. J'ai toujours voulu des chaussures Prince de Galles grises, mais je ne pensais pas que je jetterai mon dévolu sur des baskets. Reste à définir si je pourrai les porter pour faire cours...

Bon d'accord j'avais presque craqué il y a quelques semaines pour LA paire d'adidas SX600, mais c'est ma pointure commune qui m'a sauvé puisqu'elles étaient introuvables en 43 (même 431/5)... Et j'avais aussi failli tomber pour une paires de chaussures en poils noirs (oui oui en poils type vache, mais tout noir et tout doux!)...

Et là aujourd'hui j'ai failli.
Définitivement et sans y penser.
Argh, le démon de Carrie m'a encore eu...

Tiens en parlant de Carrie, elle sort souvent avec des mecs bien plus âgés qu'elle non ? (Big, le Russe, le Politicien)... donc ce n'est pas grave si je trippe moi aussi sur un vieux - pleins de cheveux de blancs mais beau sourire...

Thursday, January 17, 2008

Season Greetings (2)


Suite et fin des politesses de saisons avec cette paires de chaussures que j'a-dooo-re en ce moment. Des baskets crème, 43, avec des petits motifs argentés sur les côtés. Très noël, sans être kitsch (comment ça les crocs sont kitsch ?), elles sont en plus super confortables et contrairement à ce qu'on croit, les chaussures crême ça va avec énormement de choses, par exemple avec m veste aubergines et mon écharpe café au lait. - no comment sur la recette que ça peut donner !

En plus elles sont de saisons longtemps - je pense que d'octobre à mars, ça passe... alors franchement, faut pas hésiter sur des sneakers crêmes/argent. C'est le top !


Monday, January 07, 2008

Season Greetings


Voici une paire pour le moins de saison, tant elle ressemble aux chaussures du f***ing Père Noël. Il s'agit de la version hivernale des crocs de cet été. Le modèle "Mammoth" (non, non, contrairement à ce qu'on pourrait croire ça ne veut pas dire moumoute!), pointure 10, modèle red/oat. Et elles sont parfaites comme chaussures d'intérieur, bien chaudes et toujours aussi légères, malgré la fourrure.
C'est un cadeau de mes étudiants, pour fêter la fin de la tournée de cet automne. Même si la couleur est un peu trop christmassy pour moi, elle font fureur auprès de tous ceux qui les croisent !